2. Lutter contre la pauvreté

 
 Ambivalence de la mondialisation
« La mondialisation se présente avec un caractère d'ambivalence et doit être gérée avec une sage vigilance. [...] qui requiert qu'on tienne compte en premier lieu des besoins des pauvres de la terre, en mettant fin au scandale de la disproportion entre les problèmes de la pauvreté et les mesures prévues pour les affronter.
Cette disproportion, si elle est culturelle et politique, est avant tout d'ordre spirituel et moral. [..] La lutte contre la pauvreté requiert [...] des hommes et des femmes qui vivent en profondeur la fraternité et qui soient capables d'accompagner les personnes et les communautés sur les chemins d'un authentique développement humain. »
Pape Benoît XVI
« Combattre la pauvreté, construire la Paix » 1er janvier 2009, Journée mondiale de la paix.
 
 
 
30. La pauvreté dans laquelle survit une large partie de la population peut être considérée comme un frein majeur à la réalisation des droits de l'enfant.
Cette pauvreté se maintient durablement lorsqu'il y a une multiplication des discriminations.
Presque la moitié des personnes qui vivent dans la pauvreté absolue est aujourd'hui constituée par des enfants. Du fait de leur vulnérabilité, ils seront les premiers à pâtir des conséquences de la crise économique et financière actuelle.
Il y a donc urgence à maîtriser la mondialisation pour que ses bénéfices soient plus également répartis, qu'elle ne se traduise pas par l'accroissement des inégalités à l'intérieur des pays et entre les pays, mais au contraire par une amélioration du sort des secteurs de la population les plus vulnérables, en particulier des enfants.
 
La très grande pauvreté concerne tous les pays.
 
 La pauvreté et l'exclusion des enfants en Europe
« ...La pauvreté et l'exclusion génèrent souvent chez l'enfant une baisse de l'estime de soi, des troubles physiques et du comportement et des résultats scolaires décevants.[32]
Ce défi concerne en particulier les enfants issus des minorités et de l'immigration, les enfants vivant dans des familles monoparentales ou avec un ou les deux parents au chômage ou malade. Il s'agit d'une préoccupation grandissante en Europe et dans la CEI. Des rapports récents ont estimé que 18 millions d'enfants de moins de 15 ans se trouvent dans une situation d'extrême pauvreté en Europe sud orientale et dans la CEI. Dans les zones européennes à plus fort revenu, le pourcentage d'enfants vivant dans une famille avec un revenu inférieur à la moitié de la moyenne nationale est en augmentation. Il dépasse même le 15% au Royaume-Uni, en Irlande, Italie, France, Allemagne, Espagne et au Portugal.
La pauvreté qui menace de nos jours 19% des enfants de l'Union européenne a été un des éléments qui ont déterminé la Commission européenne à proclamer 2010 « Année européenne de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale ». Le but de cette initiative est d'interpeller tous les citoyens de l'Union et tous les acteurs publics, sociaux et économiques concernés par l'éradication de ce fléau. »[33]
 
La lutte contre la pauvreté, surtout contre l'extrême pauvreté, permet l'amélioration de la santé, une diminution de la violence et rend possible l'exercice de toutes les dimensions d'une parentalité responsable pour assurer le bien-être des enfants et engager un cycle positif de développement.
 


 
[32] Voir aussi « Famille, enfance et pauvreté », statistiques d'accueil 2007 du Secours Catholique.
[33] Prise de position Europe-CEI, p. 10.[31]
 
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