Préambule

 
  1. Les signataires de l'Appel mondial à une nouvelle mobilisation pour l'enfance - organisations non gouvernementales, institutions éducatives, organisations de jeunesse, institutions du domaine social, organisations et autorités religieuses, personnalités engagées - partagent la volonté de promouvoir la dignité et les droits de tous les enfants[1], dans l'esprit de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant.[2]

    Certains d'entre eux ont été directement associés à l'élaboration de la Convention, adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU il y a vingt ans, le 20 novembre 1989.
    Parmi eux, le Bureau international catholique de l'enfance (Bice), qui a pris l'initiative du présent appel. En 2007, il a constitué des groupes d'experts en Afrique, en Amérique latine, en Asie et en Europe-CEI[3] et a réuni en 2008 un Comité international qui a préparé ce document[4].

  2. Pour tous, il y a un avant et un après la Convention[5].
    Celle-ci a ouvert « un nouveau regard sur l'enfant... les enfants considérés comme personnes à part entière deviennent de véritables sujets de droits et non plus uniquement objets de droits. » Aujourd'hui, l'enfant, comme toute personne, du fait de son existence même, est titulaire de façon inaliénable des droits de l'Homme et des libertés fondamentales, sans discrimination ni distinction.

  3. Cependant, la réalité nous montre que des millions d'enfants sont à l´écart de ces droits. On les considère encore uniquement comme objets d'assistance ou destinataires de quelques droits qui leur arrivent comme une aumône.
C'est pourquoi nous appelons à une nouvelle mobilisation pour les droits et la dignité de l'enfant, à une nouvelle mobilisation pour l'enfance.
 

[1] Dans le présent document, l'emploi du mot « enfant » se réfère à tout être humain âgé de moins de dix-huit ans, au sens de l'article premier de la Convention.
[2] La Convention relative aux droits de l'enfant, appelée la Convention dans la suite du texte, a été adoptée et ouverte à signature, ratification et adhésion par l'Assemblée générale des Nations Unies dans sa résolution 44/25 du 20 novembre 1989. Le Comité des droits de l'enfant, instauré par l'article 43, en assure le suivi (cf. note 71 p 30).
[3] Les conclusions des groupes d'experts ont été présentées à Paris le 4 juin 2008 sous forme de Prises de position, à l'occasion du 60ème anniversaire du Bice.
[4] On trouvera en annexe la liste des membres du Comité international réuni à l'initiative du Bice.
[5] Cette formule et les développements qui suivent sont repris de l'introduction aux Prises de position des groupes d'experts écrite par M. Jordi Cots (Bice, 2008). M Jordi Cots est spécialiste du droit des enfants ; il a été le premier défenseur des enfants d'Espagne, comme adjoint pour les questions se rapportant à l'enfance du Défenseur du Peuple de la Catalogne (1997-2004).
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