Droit de parole - 4 pays de la CEI

Le projet

Les enfants de la CEI sont particulièrement exposés à la violence sous toutes ses formes, qu’elle soit physique ou morale, et notamment à l’exploitation et aux abus sexuels. La mortalité infantile par homicide est trois fois plus élevée en CEI qu’en UE[1]. En 2008, 126.000 enfants ont été maltraités en Russie[2] et 77.000 familles ont été déchues de leurs droits parentaux[3].

Enfin, toute une tranche de la population est hautement à risque : en Russie par exemple, plus de 700.000 enfants grandissent dans des orphelinats où la violence est souvent légion, plus de 2.5 millions de mineurs errent dans les rues, vulnérables à tous types de violences ou d’abus.

Afin de changer cette situation, le BICE a mis en place « Le droit de parole » en Russie, au Kazakhstan, en Ukraine et en Moldavie. Les objectifs du projet sont de prévenir la maltraitance, et spécifiquement l’abus sexuel, au moyen de la participation dans les écoles et les institutions et de promouvoir des processus psycho-judiciaire adaptés aux besoins des enfants.

Les activités

Renforcement des capacités et des ressources des enfants contre la violence et l’abus sexuel

Le premier objectif est rendu possible grâce au développement et à la diffusion de pratiques de prévention favorisant la participation des enfants : au total, près de 15 000 enfants issus de 45 écoles et 10 institutions sont impliqués dans des sessions spécifiques de prévention de la violence et des abus.

Le projet permet également la mise en place d’un réseau « d’adultes relais », sélectionnés et formés pour savoir comment écouter, entendre, orienter les enfants qui ont besoin d’aide.Les adultes relais doivent savoir vers qui orienter l’enfant. Pour cela, elle/il doit être en contact étroit avec les services de la localité (associations, psychologues, docteurs, police, services sociaux …). L’adulte relais agit en accord avec l’enfant et dans son meilleur intérêt.

L’amélioration des processus psycho-judiciaires en CEI

L’activité majeure consiste à mettre en place un centre psycho-judiciaire capable de recevoir les enfants, de les entendre (par des policiers et psychologues spécialement formés), de fournir un support psychologique et social aux enfants et d’accompagner leurs familles dans le processus judiciaire.

Le but ultime est de disséminer ces pratiques parmi les autres organisations partout en Russie et en CEI, avec la création d'un centre de ressources pour une formation en cascade.

Chiffres clés

  • 14.250 enfants bénéficiaires du projet
  • 275 professionnels impliqués

En savoir plus

Organisations partenaires

Russie : NAN Foundation (Moscou), OZON (Moscou) et Initiative Civique (Zlatoust)

Kazakhstan : Podrugi (Almaty)

Ukraine: Women's Consortium (Kiev)

Moldavie: Child’s Rights Information Centre (CRIC) (Chisinau)

France: La voix de l’Enfant (Paris) et ALC (Nice)

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[1] INNOCENTI RESEARCH CENTRE, 2007

[2] RIA NOVOSTI, 2009

[3] COMITE CONSULTATIF D'ONG POUR L'ETUDE DES NATIONS UNIES SUR LA VIOLENCE CONTRE LES ENFANTS, 2005

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