Enfants privés de liberté - Togo

Le projet

En Afrique, le cadre juridique s’oriente essentiellement vers une justice répressive et inadaptée aux mineurs et à leur environnement (extrême pauvreté, abandon scolaire, faiblesse de l’Etat à accompagner les familles dans l’éducation des enfants, pertes de repères dans la société, etc.). L’enfant en conflit avec la loi ne bénéficie pas, dans les procédures et décisions judiciaires, d’une seconde chance par l’éducation et la formation, qui sont pourtant bien plus efficaces pour éviter la récidive, comme le prouvent de nombreuses études.

Au Togo, malgré l’adoption d'instruments internationaux, les droits des mineurs en prison continuent d’être  quotidiennement bafoués dans de nombreuses situations. Il n’existe que peu de structures adaptées aux enfants en conflit avec la loi: la brigade pour mineurs de Lomé, ainsi que les quartiers pour mineurs d’Aného et d’Atakpamé. Dans les autres lieux les mineurs sont détenus dans les établissements pénitentiaires pour adultes où leurs conditions de détention sont aussi alarmantes que celles des adultes :

  • Le manque ou l’insuffisance quantitative et qualitative d’aliments,
  • Les mauvaises conditions d’hygiène ayant des incidences sur l’état de santé,
  • La prise en charge médicale et sanitaire défaillante face à des maladies récurrentes (paludisme, diarrhée, gale)

Notre projet s’inscrit sur trois niveaux simultanément : l’accompagnement concret des mineurs en détention, la sensibilisation de la population civile au respect des droits de l’enfant et le travail de plaidoyer auprès des acteurs de la justice juvénile au Mali pour mieux faire respecter les lois en vigueur.

Les activités

  • Améliorer les conditions de détention pour éviter les mauvais traitements infligés aux enfants
  • Permettre un accès aux soins et aux médicaments
  • Assurer le respect des garanties procédurales et mettre en œuvre la médiation pénale
  • Orienter, favoriser et assurer la réinsertion familiale, socioprofessionnelle et/ou scolaire des enfants en conflit avec la loi à l’issue de leur arrestation ou détention : appui psychosocial, recherche de médiation avec la famille, activités socio-éducatives.

Chiffres clés

  • 500 enfants privés de liberté accompagnés par le BICE
  • 250 surveillants de prisons et travailleurs sociaux formés
  • 500 parents, tuteurs, chefs traditionnels, membres des Comités Locaux de Protection sensibilisés

En savoir plus

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