Le projet
Des jeunes filles, essentiellement des régions de Mopti, Ségou, Koulikoro et Sikasso quittent leur village pour travailler à la capitale du Mali, Bamako. Elles veulent constituer leur trousseau de mariage pour certaines, trouver de l'argent pour leur famille et souvent pour apprendre le Bambara. Analphabètes et sans formation professionnelle, elles trouvent un emploi de domestique dans les ménages bamakois. Naïves et inexpérimentées, elles sont des proies faciles et se laissent souvent abuser par des hommes sans scrupules. Il n’est pas rare qu’elles contractent des grossesses non désirées, qu’elles tentent de cacher aussi longtemps que possible. Affolées à l’idée des réactions de leur famille ou de leur employeur, ces jeunes filles tentent parfois d’avorter ou même de supprimer l’enfant à sa naissance. Lorsqu’elles sont dénoncées, elles aboutissent en prison.
Notre projet vise précisément à répondre à ce problème en mettant en place des mécanismes de prévention et en offrant des solutions alternatives à ces jeunes filles en détresse : pouvoir mener à bien cette grossesse et rentrer chez elles non seulement avec l’enfant, mais aussi capables de subvenir à leurs besoins à tous les deux, pour une petite enfance saine du bébé.
Les activités
- Assurer l’accueil et la prise en charge des besoins de ces jeunes filles, avant et après la naissance de leur enfant : hébergement, soins médicaux pour la mère et l’enfant, apprentissage de la maternité,
- Accompagner les jeunes filles à faire des recherches de paternité et à obtenir des actes de naissance pour leurs enfants,
- Organiser des actions de prévention et de formation dans trois régions du Mali sur la santé reproductive, le planning familial, le VIH-SIDA, en partenariat avec des organisations spécialisées dans le domaine.
- Accompagner les jeunes filles à définir leur projet de vie et leur donner la formation nécessaire à sa réalisation,
- Aider à la réinsertion familiale des jeunes filles et de leur enfant,
- Effectuer des visites de suivi auprès des enfants réinsérés, de leurs familles et communautés,
- Organiser une réflexion collective avec les jeunes filles accueillies dans le centre « un toit, une vie » sur leur avenir et le rôle qu’elles pourraient jouer, après réinsertion, comme « pairs éducatrices »
Chiffres clés
- Plus de 150 jeunes filles mères de moins de 18 ans sont accueillies chaque année au centre « Un toit, une vie » de Bamako,
- Plus de 100 autres jeunes filles en situation de grande fragilité (victimes d’abus ou d’exploitation) sont également prises en charge, dans les régions de Bamako, Ségou, Mopti et Sikasso,
- Sur 3 ans, 1000 à 1500 adultes (fonctionnaires de police, travailleurs sociaux, enseignants, parents d’élèves, chefs de villages et membres des Comités Locaux de Protection des droits de l’enfant) mobilisés et actifs sur ce projet.





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