Projet global de protection de l’enfance - RD Congo

Le projet

Au-delà de l’existence des instruments juridiques nationaux, internationaux et du tout nouveau Code de Protection de l’Enfant ratifiés par la République Démocratique du Congo (RDC), la question de la protection des enfants vulnérables demeure encore très préoccupante. Les causes sont multiples et connues ; parmi elles, on peut citer la persistance de nombreux problèmes politiques, administratifs et économiques. L’extrême pauvreté des populations et la corruption sont des maux malheureusement encore quotidiens et très étendus.

La détérioration de la situation des enfants vulnérables est alarmante, avec un nombre croissant d’enfants victimes d’exclusion et de marginalisation : des enfants dits sorciers, des filles mères, des enfants en conflit avec la loi et privés de liberté, ainsi que des enfants victimes d’exploitation économique et sexuelle, de violences et d’abus divers et fréquents.  

Grâce à sa stratégie d’intervention orientée par une approche globale et systémique des problèmes à résoudre, cet important  projet entend favoriser la culture des droits de l’enfant et contribuer à l’instauration d’un environnement plus protecteur pour les mineurs. Il se déploie simultanément sur 3 grandes provinces : Kinshasa, le Kasaï Oriental et le Kasaï Occidental.

L'objectif est que les enfants accèdent à leurs droits fondamentaux et bénéficient de mesures et d‘actions de protection efficaces contre toutes formes de violences et d’abus commis à leur encontre, afin de retrouver des perspectives d’avenir décentes et dignes.

En outre, ce projet vise mieux faire connaître et respecter les textes nationaux et internationaux de protection de l’enfant,  ainsi qu’à sensibiliser la société civile, en particulier les familles.

Les activités

Activités d’accompagnement des enfants et adolescents :

  • Assurer l'accueil des enfants les plus vulnérables aux Centres du BICE (Kinshasa, Kananga et Mbuji Mayi) : les enfants y sont hébergés et éduqués sur une période de 4 à 6 mois environ en vue de leur stabilisation puis de leur réinsertion familiale et sociale,
  • Orienter les enfants vers les structures et centres de rattrapage scolaires ciblés,
  • Accompagner l’apprentissage professionnel des jeunes : partenariats avec des structures de formation professionnelle et maîtres artisans pour recevoir les enfants orientés, de 15 à 17 ans,
  • Garantir une assistance juridique (médiation et déjudiciarisation des litiges de faible gravité) aux enfants suspectés d’infraction ou privés de liberté (EPL) ainsi qu'aux femmes enceintes et les enfants de mères en détention (EMD). Des solutions alternatives à l’emprisonnement sont privilégiées autant que possible.

Actions développées en synergie avec les services de l’Etat et les professionnels de l’enfance :

  • Appuyer les services sociaux de l’Etat dans la structuration de leurs services de protection de l’enfance,
  • Vulgariser, dans tous les districts des 3 provinces, les instruments nationaux et internationaux concernant la protection des droits de l'enfant,
  • Former des enseignants, travailleurs sociaux, policiers, juges, magistrats, greffiers pour une meilleure application des droits des enfants,
  • Mettre en place ou renforcer des cellules communautaires ou comités locaux de protection de l’enfant (CCPE/CLPE),
  • Vérification des enfants auto-démobilisés du district de Sankuru et sélection d'autres enfants vulnérables ou victimes (EVV) dans les sites du district de Kabinda, à Tshilengue, Tshikapa, Ilébo et Kinshasa accompagnés dans leur milieu de vie.
  • Militer pour l’inscription et le maintien scolaire avec exonération des frais des enfants vulnérables auprès des autorités éducatives et des comités de parents,
  • Promouvoir au niveau institutionnel une « école sans bâton » afin de lutter contre les maltraitances dont sont victimes les enfants

Chiffres clés

Chaque année, le projet global de protection de l’enfance en RDC accueille, accompagne et/ou forme :

  • 4 000 enfants victimes ou vulnérables 
  • 300 agents de l’Etat (officiers de police, juges et autres magistrats, travailleurs sociaux, agents pénitentiaires, militaires, personnel des ministères)
  • 300 acteurs de la société civile, ONG, journalistes et médias de proximité, associations locales, membres de Comités Locaux de Protection des droits de l'enfant (CLPE) et congrégations et groupes religieux

En savoir plus

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