Le projet
Dans la société congolaise traditionnelle l’enfant est considéré comme une richesse. De par l’évolution actuelle, sa place est plus ambiguë. Dans des circonstances de vie difficiles, il tend à devenir une charge, dont certaines familles, acculées par l’impossibilité de subvenir à leurs besoins, cherchent à se débarrasser sous divers prétextes plus ou moins fallacieux. Certains livrés à eux-mêmes, sont obligés pour survivre, de se livrer à des activités peu recommandables, les mettant en conflit avec la société et la loi. L’état de déliquescence de l’appareil judiciaire en République Démocratique du Congo constitue une préoccupation supplémentaire.
Cet état de fait a des conséquences dramatiques en matière de justice juvénile. Que l’enfant soit suspecté, accusé, convaincu ou victime d’infraction, la parole de l’accusateur ou agresseur et des agents des services policiers, judiciaires et pénitentiaires prévaut. L’enfant n’est pas sujet de droit mais reste objet de pratiques routinières justes ou injustes, souvent peu appropriées, qui nuisent à son développement, à son équilibre psychique et ruinent ses perspectives d’avenir.
Ce projet propose une combinaison d’actions de plaidoyer, de sensibilisation, de formation et d’accompagnement des groupes cibles, destinées à promouvoir et vulgariser de « Bonnes Pratiques » en matière de traitement de jeunes justiciables et d’enfants victimes des violation de leurs droits. Les jeunes eux-mêmes trouveront des lieux et outils pour accéder plus facilement à l’information et à des moyens d’expression divers (théâtre, radio, Internet…). Ils feront l’apprentissage de l’exercice de leurs responsabilités et du respect des valeurs fondamentales. Les familles et la société civile seront également sensibilisées et impliquées dans l’action pour accorder davantage de crédit aux droits fondamentaux des enfants, sans démagogie.
Les activités
- Accès des enfants en conflit avec la loi aux mesures et actions de protection efficaces contre toutes les formes de violences et d’abus commis à leur encontre ;
- Accueil, réhabilitation physique et psychologique des enfants placés par ordonnance des juges en prison ou en alternative à l’emprisonnement (Amélioration des conditions de détention des mineurs…) ;
- Education de base et initiation professionnelle ;
- Réinsertion familiale et scolaire des mineurs libérés et de ceux qui sont en rupture familiale ;
- Suivi des enfants après leur réinsertion ;
- Actions de plaidoyer auprès des institutions de protection de l’enfance ;
- Renforcement des capacités d’agents de l’Etat et des acteurs de la société civile dans le domaine de la protection des enfants ;
- Formation et évaluation de 480 membres de CLPE (Comités Locaux de Protection de l’Enfance) pour en faire des relais communautaires opérationnels dans les 7 zones d’exécution du projet ;
- Appui aux réseaux de journalistes promoteurs des droits de l’enfant déjà créés et soutenus par le BICE.
Chiffres clés
Chaque année, ce projet vise :
- 3500 enfants privés de liberté ou en conflit avec la loi,
- 200 agents de l'Etat (services de police, de justice et sociaux),
- 250 acteurs de la société civile (ONG, familles, associations locales, membres des comités locaux de protection et de promotion des droits de l’enfant,
- 140 professionnels des médias.







Suivez le bice
Newsletter